
Le chantier
Avant et après
Une restauration bien conduite ne se voit pas. C’est tout le problème : ce qui a demandé le plus de travail est ce qui paraîtra le plus intact.
L’état relevé
Ce que le diagnostic a trouvé
Un logis à pans de bois ne s’effondre pas d’un coup. Il cède par ses points bas et par ses angles, là où l’eau s’installe et ne repart plus.
Des fissures qui traversent
Le bâti présente des fissures traversantes. Sur un ouvrage d’assemblage, une fissure n’est pas une blessure de surface : elle dit qu’une pièce a bougé, donc qu’une autre porte à sa place.
Des colombages dégradés
Les pans de bois sont altérés, en particulier dans leurs parties basses, au contact de l’humidité remontée des douves. C’est là que se pratique l’enture, qui greffe du chêne neuf sur le chêne ancien conservé.
Une échauguette en risque d’effondrement
Portée en encorbellement, une échauguette ne repose sur rien au sol : la charpente seule la tient. Le diagnostic la donne en risque d’effondrement. C’est le poste le plus urgent, et le moins visible depuis le chemin.
Des cerclages de fer défaillants
Des cerclages métalliques, posés lors de campagnes antérieures pour tenir l’ouvrage, sont aujourd’hui défaillants. Le fer rouille, gonfle, et travaille contre le bois qu’il devait soulager.
Les vues
Poste par poste, avant et après
Chaque phase du chantier porte ses propres vues. Elles se remplacent au fil des travaux, sans que cette page ait à être reprise.






Ce qui se joue
Un avant sans après, c’est une ruine
Chaque hiver passé sans intervention coûte plus cher que l’intervention elle-même. Une couverture qui prend l’eau ne se contente pas de fuir : elle noie une charpente qui tenait depuis cinq siècles.
